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| Bruno Nagagné Koné |
Bruno Nagagné Koné, ministre ivoirien de la Poste et des TIC, a animé une conférence de presse le 7 mai 2012. L'exercice visait à mieux informer les Ivoiriens sur les avantages attendus du déploiement des services mobiles de troisième génération (3G) en Côte d’Ivoire et de l’ordonnance portant code des télécommunications.
Le ministre a expliqué les étapes ayant abouti au décret du 29 décembre 2011 définissant les modalités d'attribution des licences 3G. Il a souligné la transparence du processus d'attribution aux trois premiers bénéficiaires (MTN, Orange et Moov). Une dernière licence 3G reste disponible et sera attribuée, selon le ministre, au premier des trois opérateurs restants qui sera à jour de ses engagements vis-à-vis de l'Etat tout en ayant un dossier conforme.
Selon Bruno Koné, «il n'y a rien d’anormal (dans l'attribution des licences 3G), l’Etat n’a fait aucun cadeau», et chacun des opérateurs, a-t-il affirmé, a payé six milliards de francs CFA en contrepartie de l’attribution de la licence 3G.
Sur l’ordonnance portant code des télécommunications, le ministre a indiqué que «le code de 1995 étant totalement dépassé», d'où la nécessité d'un nouveau texte. Celui-ci, dont l’élaboration a débuté en 2004, a été revu en 2008-2009 à l’initiative des opérateurs. Dans une troisième étape, en 2010, d'autres contributions ont été faites. Cette ordonnance, selon Bruno Koné, a fait l'objet d'une vaste concertation impliquant tous les acteurs et le texte «inclut la totalité des propositions».
Répondant aux critiques, qu'il juge «surréalistes», d’une certaine presse qui l’accuse de mauvaises pratiques dans l’attribution de la licence 3G à l'opérateur mobile Moov, Bruno Koné a indiqué que sa responsabilité et celle de l’Etat sont de faire en sorte que la Côte d’Ivoire soit l’un des pionniers africains en matière de TIC. «Je souhaite qu’on nous comprenne, qu’on nous fasse confiance et qu’on nous porte des contradictions (…) pour faire avancer le pays», a-t-il déclaré, soulignant que toutes les mesures prises dans le secteur des télécommunications visent surtout l’intérêt des populations.



