Ces câbles sous-marins à fibre optique qui vont traverser l’Afrique en 2014

Ces câbles sous-marins à fibre optique


De nombreux câbles sous-marins longent désormais les côtes africaines. Objectif, permettre aux pays africains d’avoir accès aux services de télécommunications de qualité. En plus des acquis qui songent déjà à se consolider, de nouveaux câbles seront bientôt actifs sur le continent. C’est à partir de l’année 2010 que la part de l’Afrique dans le déploiement des câbles sous-marins à fibre optique a commencé à s’accroître. On peut ainsi citer la mise en service de Main One, Eassy et de Glo-1 cette année-là (voir tableau ci-dessous).
De nouveaux câbles
Mais, en 2014, de nouveaux câbles sous-marins vont être activés en Afrique. Parmi eux, on peut citer le câble sous-marin Wasace qui envisage de relier l’Afrique, l’Amérique du Nord, l’Amérique du Sud et l’Europe. D’après ses promoteurs, il s’agit du plus important projet de câble dans l’océan Atlantique, dont « la longueur totale des fibres équivaudra à sept fois la circonférence de la terre ». Ses pays cibles sont le Maroc, le Nigeria, l’Angola et l’Afrique du Sud. Les investisseurs de quatre continents participent au projet, dont la firme VIP Must et la Banque africaine de développement. Wasace sera mis en œuvre par le groupe David Ross, un consultant international, basé aux Etats-Unis, spécialisé dans la réalisation de réseaux de communication. Ses promoteurs veulent utiliser la technologie dite « 100G ». Ses capacités seraient dix fois plus importantes que celles des systèmes actuels. 
Câble sous-marin Brics
On ne saurait oublier le nouveau câble sous-marin Brics annoncé en juin 2012 et qui va connecter les pays du Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) avec les Etats-Unis. Le câble aura une capacité de 12,8 terabit/s et sera relié aux câbles WACS (West Africa Cable System), EASSy (Eastern Africa Submarin System) et SEACOM. Ce qui permettra aux cinq pays initiateurs du câble d’avoir un accès direct à 21 pays africains.
Autre câble sous-marin qui sera mis en service en 2014, la South Atlantic Express (SAex). Ce câble devrait connecter Cape Town, en Afrique du Sud, Luanda en Angola et Fortaleza au Brésil. Ces projets et bien d’autres permettront à l’Afrique d’avoir une bande passante toujours plus intéressante.
« Maintenant que les façades maritimes du continent africain sont toutes couvertes de l’Ouest à l’Est et du Nord au Sud par des câbles sous-marins, le nouveau challenge consiste à interconnecter les hubs et des points de contact entre eux », observait récemment Philippe Dumont, le président de l'activité réseaux sous-marins d'Alcatel-Lucent dans les colonnes de RTN.

Les câbles sous-marins en Afrique depuis 2000
Nom du câble
Pays africains concernés
Longueur
Période de mise en service
SEA-ME-WE-3
Maroc, Egypte, Djibouti
39 000 km
2000
SAT-3
Côte d’Ivoire, Ghana, Bénin, Nigeria, Cameroun, Gabon, Angola, Afrique du Sud, Maurice
14 000
Deuxième trimestre 2001
SEA-ME-WE-4
Egypte, Tunisie, Algérie
20 000 km
2000
SEACOM
Madagascar, Mozambique, Tanzanie, Kenya, Afrique du Sud, Egypte 
 
2009
TEAMS
Kenya
4500 km
Troisième trimestre 2009
LION
Madagascar, Maurice
1000 km
 
Main One
Nigeria, Ghana
7000 km
Troisième trimestre 2010
EASSY
Afrique du Sud, Soudan, Ethiopie, Madagascar, Seychelles, Botswana, Mozambique, Tanzanie, Soudan, Kenya, Maurice, Djibouti, Erythrée
9900 km
2010
GLO-1
Ghana, Sénégal, Mauritanie, Maroc 
9800 km
Quatrième trimestre 2010
EIG
Egypte, Libye
11 300 km
2011
WACS
Afrique du Sud, Namibie, Angola, RD Congo, Congo, Cameroun, Nigeria, Togo,
Ghana, Côte d’Ivoire, Cap-Vert
14 000 km
2011
LION-2
Kenya, Madagascar, Maurice
3000 km
2012
ACE
Gabon, Cameroun, Nigeria, Bénin, Togo, Ghana, Côte d’Ivoire, Liberia, Sierra Leone,
Guinée Conakry, Guinée-Bissau, Sénégal, Gambie, Cap-Vert, Mauritanie, Maroc
12 000 km
2012
 Source : RTN